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Les aventures de l’Ange et Démon

Le diable est plus cool 

I

Question : ange ou démon ?  Nous sommes en 2009. Un tas de choses se passe autour de chaque être humain à la vitesse d’un missile. Nous allons en trois cents ans produire deux à trois degrés de plus de température et réchauffer la terre d’une manière catastrophique. Il faut dire que ce que nous allons faire en deux à trois cents ans, d’une manière naturelle aurait dû prendre des milliers d’années. Je ne sais pas pourquoi j’aborde cette question. Le fait est que ça va trop vite. On se bouscule dans la rue. On est trop dans les restaurants, services publics, distributeurs de billets. On est trop par tout. Le stress est palpable et à fleur de peau.  Et en cause de cette vitesse et des bêtises collectives causées par des mauvaises décisions politiques, manque d’effort des humains pour changer un peu le cour des événements écologiques, bref, c’est un long débat, nos anges et démons nous font à chaque jour un vrai bordel . L’ange assis sur notre épaule droite et le diable qui bouge par tout,  qui se pend à notre oreille gauche, qui fait tout un art pour être plus en évidence. C’est un cercle vicieux. Un exemple : Tu tombes malade, un petit truc pas très grave. Tu prends deux ou trois jours pour te soigner et c’est fini. Eh bien, non ! Tu demandes à ton médecin une semaine, puis tu es déjà remis mais tu demandes à ton médecin encore une semaine car ça ne va toujours pas. En fait, tu te culpabilises et pour te sentir un peu mieux, tu fais ton cinéma à toi-même et tu finis presque par croire que ça ne va pas. Mais, bien sûr, comme tu es très intelligent, soudain tu te dis : ok, je ne suis pas allé travailler et tant pis. Ce bande de cons ne sait même pas que j’existe quand je suis là, et d’un coup, quand je ne suis pas là je deviens quelqu’un d’important ? Jamais de prime, pas de participation en rien…bla, bla, bla…  En te disant cela, tu deviens cool, heureux et tu ne te culpabilises plus. Voilà la transformation rapide d’un arrêt maladie culpabilisant en vacances bien méritées. Art du diable ! 

II 

Printemps à Paris – saison du diable ?

Nous sommes à la fin du mois d’avril. Paris n’est pas très beau sous son ciel gris mais ça va, tant qu’il n’y ait pas de pluie. Toi, tu ne travailles pas, t’es dans la prolongation de ton arrêt maladie. Tu regardes des séries téléchargées sur des sites ange/démon. Le genre de site qui te fait comprendre, en affichant des messages, que tu télécharges si tu veux, que le fichier téléchargé doit être uniquement pour visionner, ne pas distribuer, et à la fin pose une question : si tu peux tu fais un don pour que l’on continue d’exister et arnaquer les producteurs.    Toi, tu réfléchis et finalement tout le monde le fait, pourquoi pas toi ? Et puis, ces producteurs et compagnies de cinéma, ils ne récoltent pas assez de tune comme ça ? Voilà encore un moment de plaisir garanti. Tu verras de chez toi une série branchée que tu n’avais pas en DVD, sans payer, et tu ne collabores pas avec le site en te disant : bande d’arnaqueurs ! Et hop, tu regardes la série qui n’est pas encore sortie à la télé ou le film qui vient de sortir en salle. Tout ça en un clic. Pas des questions dans ta tête. En fait, il y a que le diable qui parle. L’ange, lui, est sans énergie et un peu à bout d’arguments. En plus, il n’a pas le même conseiller en communication du diable. Les gestes, sauter par tout, ça il ne sait pas faire. Et il n’a rien non plus pour te piquer sur le cou, comme fait le diable quand il voit que tu te disperses.  Nous prenons des décisions presque tout le temps. A la vitesse de notre société. On a plus le temps vraiment de se poser des questions. Nous vivons au rythme des temps modernes. Dans les débats télés, réalisés justement pour discuter ces questions qui relèvent du droit, pas droit, bonne conduite ou pas, etc., nous trouvons toujours, dans les choses dites, une ou autre qui pourrait être interprété pour nous excuser de nos actes. Finalement on est un peu excusé par notre soif de culture. On se dit que ce qui est en train de se passer dans le monde est la faute aux gouvernants, aux entreprises, et nous on est un peu contraints à suivre le mouvement sous peine de rester cloué au même endroit. Nous sommes alors comme des pièces détachées d’un engrenage.  On subi, on ne fait que subir des choses, oh pauvres de nous !  Là encore, le diable est en train de faire un vrai spectacle sur l’épaule gauche. La petite voix qui te dis : vas y, copies ta série, t’es en arrêt maladie, vas te promener, vis ta vie ! L’ange, il est assis, il regarde l’horizon et te sort juste : Ce n’est pas bien ! L’ange n’a pas beaucoup d’énergie de nos jours. La vitesse des événements l’a dépassé. Le monde va trop vite. Le diable, lui, s’est vite adapté. Il est ravi de choses qui ont eu plus ou moins son influence. Le diable il n’est là que pour persuader ceux qui doutent de faire un acte qui est devenu un peu banal dans le monde d’aujourd’hui. Donc, ceux qui doutent un peu sont hors de contexte et doivent rapidement rentrer dans la « wave ». C’est quoi la wave, vous vous demandez ? La wave est la tendance, on surf sur la wave en suivant le mouvement de nos temps. Le diable a, par exemple, réussi son coup, lors d’une première séance de votes à l’assemblé concernant la loi sur le téléchargement illégal. Tous ont voté contre.  Le diable a compris aussi que mieux vaut avoir plus de clients dans des petits trucs comme télécharger un fichier illégalement, prendre un arrêt maladie douteux, et d’autres façons d’agir de tous les jours, que d’avoir un tueur en série dans chaque pays, une pandémie par ci, une épidémie par là, des actes violents et d’autres misères. Ces genres des nuisances demandent plus de temps et d’énergie, alors que convaincre un simple citoyen à devenir pirate et à rester à ne rien faire à la maison est plus amusant et demande très peu d’énergie, parce qu’il suffit de pousser l’individu dans la « wave » et le tour est joué en moins de deux. Et c’est plus amusant d’avoir plus de clients par tout qu’une grosse quantité dans un seul endroit. Oui, le marketing est d’enfer ! 

III 

Wave 

Prenons des exemples surs les actions de nos petits anges et démons. L’ange a remporté la donne lors des élections présidentielles. Le démon a donc abandonné, parce qu’il a compris qu’en laissant libre cours aux événements, l’effet wave ferait le reste.   L’ange, fier, se félicitait d’avoir battu le démon. Mais, ce qui a démontré la suite, a été le désarroi de l’ange lorsqu’il a compris, le déclic qui a motivé à bloc le démon donnant comme résultat de sa motivation à rester muet, le résultat du soufrage. Maintenant le boulot du diable est plus facile. Une fois que les pièces sont à sa faveur il faut juste pousser les écarts dans la wave et leur remettre dans le « droit » chemin.  L’ange, lui, est toujours en train de faire son analyse de la meilleure stratégie. Le problème c’est que le diable transforme son mouvement « wave » en tsunami.  Un exemple : la crise économique. Tous les coups sont permis pour excuser telle ou telle décision des gouvernants pour ce qu’on appelle «les plans de relance ». Ce non a été murmuré par un petit diable à l’oreille gauche d’un homme d’état ou d’un grand financier, bref, on ne sait pas qui a prononcé ça en premier, mais ce qui est certain, ça a été fait par le diable. Encore un succès dans le monde. Tout le monde a fait de plans de relance. Encore un coup de marketing d’enfer !  Dans les coffres vides, des milliards d’euros apparaissent comme coup à la Harry Potter pour sauver l’économie. Le diable a fait en sorte que l’on se rappelle que la sécu, dernièrement pas un sujet d’actualité, avec 100 millions d’euros serait sauvée et que la sécu doit couper dans les droits de gens sous l’excuse qu’il n’y avait pas d’argent. Mais, qu’est ce qu’on a à faire de la sécurité sociale ? Les entreprises sauvées par l’argent « virtuel », oui, (la dette de la sécu aussi est virtuelle), ça fait de l’effet bling bling. Sécurité sociale, ça ne rime pas avec l’or, grosse voiture, influence, pouvoir. Sécu rime avec pauvres. Donc, pas dans les priorités de « vous-savez-qui ». Le diable est ravi ! Fier de lui-même et de son butin. Qu’est-ce qu’il se marre! L’ange, le pauvre, réfléchi toujours. Tout en nous regardant de ses yeux bleus et en se disant : comment pouvez-vous vous infliger tout ça ? (Excuse nous, très cher Angelus, mais c’est toi qui nous as infligé tout ça ! Ce n’est pas toi qui est assis sur l’épaule droite ?) L’ange pense à une stratégie, confiant qu’il trouvera tôt ou tard une réponse et une solution d’enfer…oups, du ciel.  Pendant ce temps le diable s’habille en Prada, Armani, Gucci, Dolce&Gabanna, s’éclate en boîte, roule en Porsche et Ferrari, prend de vacances à Monaco et au Brésil. Le diable a même le temps de passer au Mexique et de créer un nouveau chef d’œuvre : la grippe mexicaine. L’ange, quant à lui, a sauvé un petit chien abandonné de se faire écraser, empêché un petit caïd de prendre de la drogue et d’en vendre, dévié un autobus scolaire d’un accident mortel et sauvé quelques animaux en extinction de se faire tuer ou capturer. Oui, bien sûr, des actions tout à fait honorables, mais pas suffisantes. Un peu à la Super Man. 

IV 

La cool attitude 

L’ange a oublié de nous filler la cool attitude. Lui-même, dépassé par les événements, a oublié la créativité, pourtant très nécessaire en temps de crise. A son manque d’énergie si on rajoute encore les dernières créations et arts du diable, alors là, l’ange est mal barré. Tout comme le diable, l’ange est omniprésent mais au contraire de son opposant, peu efficace.  L’ange est déprimé, fatigué. Il n’a pas le contrôle de la situation. Trop lié aux règles et lois il est coincé. L’ange est immortel tout comme le diable. Mais l’ange a pris un coup de vieux. Le diable est libre. Son discours est toujours actuel, moderne et il ne se plie à aucune règle. Sa seule devise, créer des solutions avec des décisions pas toujours en accord avec sa réputation : faire des malheureux. Par exemple, quand le diable nous fait prendre des arrêts maladies pour rien, il ne fait pas forcement un malheureux, mais crée un problème d’étique. Plus lucratif car problème de société et pas juste un cas individuel et sans poids. Le diable a trouvé dans la cool attitude, des collaborateurs tout aussi motivés que lui. On ne peut pas dire que ce n’est pas cool de prendre une semaine en arrêt maladie pour lire un bon livre, aller prendre un peu de soleil, faire la sieste. Si tel n’était pas forcement l’objectif du diable, il a compris que ce genre de cool attitude était plus productif et facile pour créer l’effet wave. D’un coté le patron à pourrir la vie du salarié. De l’autre le salarié, en faux malade, à pourrir la vie du patron. Et le démon se marre toujours.  L’ange n’a pas encore de stratégie pour changer la donne. Il reconnaît la supériorité de son ennemi et de ne pas avoir trouvé une solution efficace pour l’instant. L’ange fait des petites actions. Le diable agi en chaîne. L’ange ne se retrouve plus. Le diable se retrouve en chacun de nous. 

V 

La Matrix  

Les scores des temps 

Dieu est un informaticien qui a crée la matrix. Nous sommes donc des lignes de code d’un logiciel.  Les anges sont les anti-virus, le diable est à la fois le hacker et le virus.   Au début les anges menaient le combat. Les batailles contre les infections virulentes des diables étaient à chaque fois vaincue par les anges. Voici les scores mémorables :  Le bug du millénium. Une bataille organisée par les anges qui a évité dans le monde un vrai foutoir allant du bordel financier aux problèmes militaires, par exemple. Tout ça parce qu’en changeant de 1999 à 2000 la matrix n’était pas préparée à une année avec deux zéros à la fin.  L’invention du lave-vaisselle est aussi un don du ciel, donc de l’ange. Bien sûr, c’est juste une sensation de confort installée dans la matrix. En sept jours la matrix a été crée. En soi la matrix devrait être la preuve importante, témoignant de la grandeur de Dieu. Au contraire de tout cela, le diable l’a envahi, a tout changé et nous sommes, aujourd’hui, exactement le fruit de cette contamination de la matrix. Nos modes de vies, nos pensés, nos façons de faire sont le fruit d’un combat mené une fois par l’ange et l’autre par le diable. L’ange et le diable, désormais, cohabitent dans la matrix. Le diable est devenu pour la matrix une espèce de metteur en scène d’un bon roman nécessitant quelques transformations pour devenir plus intéressant.  Encore un exemple : les dinosaures implantés au cœur de la matrix par le diable ont été exterminés par l’ange qui a trouvé la solution d’une pluie de météorites. Action très Rock’n Roll de l’ange et du diable aussi. Mais, mené par l’ange.  D’où se poser la question : qu’est-ce qui a été fait de ce temps où l’ange arrivait à avoir des actions branchées, modernes, en accord avec la situation et efficaces ? L’ange est resté figé et le diable s’est actualisé. Le diable est toujours partant pour des nouvelles aventures. L’ange ne sait plus vers où se tourner. C’est un vrai foutoir dans la matrix et son seul exploit actuel se résume à l’élection de Barak Obama ! (Sur ce coup là, il s’est rattrapé d’un autre soufrage). Est-ce que l’ange va se contenter toujours d’une grosse période de silence après un grand exploit ? Ces genres de comparaisons d’exploits ange démon relève de la philosophie. Est-ce que c’est bien l’ange qui est en veille ou alors nous ne ressentons que ce qui est frappant comme les actions du diable ? Est-ce que chaque jour, au printemps, quand une fleur s’ouvre ou alors un vent qui souffle pour nous rafraîchir en fin d’une après-midi chaude d’été ne mérite pas toute notre attention ? Car c’est encore là un logiciel d’ange.   Nous sommes que des bits dans ce logiciel et pourtant, autant pour le diable que pour l’ange nous avons une extrême importance. Nous sommes une espèce de thermomètre de leur réussite. Nous sommes donc, le facteur de motivation d’ange et démon dans la matrix. Finalement on est peut-être le résultat d’une équation entre la belle et la bête, noir et blanc, bien et mal. Le résultat c’est la vie, telle que nous la ressentons et la vivons chaque jour, en prenant des décisions et en donnant de l’importance à tel où tel événement. En prenant des risques. En avançant avec nos anges et démons. 

VI 

Le diable est plus cool ? 

Peut-être que le diable est réellement plus cool. Dans ses faits et gestes il ne fait que vivre à fond et à accomplir ce à quoi il est sensé avoir comme mission ou objectif. Il est comparable à un jeune. A sa façon, il est amusant et très branché. Il se fout de nous tout en se foutant de soi même. Le fait est que le diable nous montre ce qui est la liberté. On doit au diable sur l’épaule gauche de ne pas se prendre la tête avec rien. Finalement, c’est de la liberté que nous nous offrons en l’écoutant. Si on se sent coupable parce qu’on est en arrêt maladie alors qu’on est en forme, c’est aussi un des objectifs du diable. N’oublions pas que c’est toujours le diable. Il est tellement cool qu’on oublie qu’il n’est pas un ange.   Peut-être que quand on oublie un peu cette culpabilité, c’est l’ange qui nous montre que ce n’est pas grave, vu ce qui nous font les patrons.  Les patrons, alors ! Le diable doit occuper beaucoup de son temps là-dessus.  L’ange sur l’épaule droite aura sans doute son jour de gloire, mais pour l’instant il est somnolant et si on l’avait écouté, les gens dans l’exemple de l’arrêt maladie seraient en ce moment même sur l’emprise de leur boulot au lieu d’être libres, à faire des choses plaisantes, comme écrire ce texte, par exemple. Oui, le diable est plus cool. Mais nous sommes instables, et demain c’est peut-être l’ange qui aura raison. Pour l’instant nous devons nous fier au diable. Les temps sont durs et franchement, la cool attitude est tout ce que nous avons besoin pour l’instant. Alors, à l’oreille gauche toute ! 

VII 

Ange ou démon, tout n’était qu’illusion ? 

Et si tout ceci n’est qu’illusion aussi. Et si le diable veut que tu croies à son existence juste parce que la vie exige des prises de conscience qui ne sont possibles que si tu te bats entre ton ange et ton démon ? Qu’est-ce que l’on deviendrait sans nos anges et démons ? Aurait-on osé autant ? Aurions-nous arrivé jusqu’ici. Moi, je pense que ce n’est pas une illusion.  Par exemple : le pop corn, on aurait peut-être jamais fait explosé la graine sans les plaisanteries du diable. On n’aurait jamais évolué sans le coup de pouce des anges. Oui, parce que je suis persuadée que nous pouvons attribuer le pop corn au diable et notre évolution de singe en humain, à l’ange. L’ange a déjà assez de travail comme ça pour devoir en plus nous surveiller à sauter entre les arbres et tout.  Les arts, cinéma, théâtre, musique, etc. Ce sont des créations de l’ange pour amuser son œuvre. Le diable vient après, les perfectionner. Le hard rock est la preuve de l’existence du diable. Les religions aussi. Qu’est-ce qu’il doit s’amuser en train de voir les religions par tout dans le monde. Les disputes, les absurdités. Le diable doit vraiment se marrer. Par exemple, au Brésil des lieus de culture sont transformés de plus en plus en lieu de culte par les évangéliques. On était habitué à aller dans une boîte de nuit ou à un cinéma branchés, on veut y retourner et on se retrouve dans un culte d’où tu ne sors pas sans laisser 10% de ton salaire. Plus cher qu’une soirée en boîte ou que regarder un filme. Tout cela n’est rien comparé aux problèmes entre juifs et palestiniens. L’ange fait que les hommes se serrent les mains pour la paix et le diable souffle sur l’oreille gauche de chaque part et les conflits recommencent. Quelle belle invention pour le diable la religion ! Qu’est-ce qu’il se marre ? Même les anges profitent de son invention. Le diable s’éclate, l’ange rame. Alors, non, ce n’est pas une illusion. L’ange et démon sont à chaque seconde de notre existence à essayer de nous conduire vers on ne sait pas quoi ou qui. Chacun à sa manière, chacun vers son propre but. On est rien de plus que l’instrument de leur plaisir. Oui, le diable est plus cool ! 

VIII  

En parlant de jour de gloire de l’ange… 

L’ange est toujours là, sur l’épaule droite, comme un surveillant qui n’est là que pour nous protéger. Le diable est là que quand la situation s’impose. Le diable voyage, se recycle, apprend sur d’autres épaules plus ou moins importantes. L’ange reste là par peur de rater quelque chose, alors qu’il rate déjà en restant.  Le diable est de plus en plus cultivé. Donc, plus ouvert aux propositions innovantes. Donc, plus convaincant.  Son discours est ouvert, tourné vers le futur. L’ange est muet. Il réfléchit trop à tout. Le diable fait, crée, invente, agi. Le diable nous fait rigoler. Comme ça on accepte facilement ses actes. Quand on agi sous son influence, le diable est tellement compétent, qu’on a l’impression d’agir sous l’influence de l’ange. Donc on agit, en faisant ce qui veut le démon, en étant tous sûrs de faire ce qui veut l’ange.  Quand Jean Sarkozy a dit « je te soutiendrais à mort » pour soutenir l’ancien porte-parole du gouvernement à la candidature pour la mairie de Neuilly, je parie que là encore le démon lui soufflait à l’oreille gauche (comprendre par « gauche » simple définition diabolique de situation géographique), chaque mot qu’il prononçait. Bien sûr, moderne et visionnant la suite des événements,  le diable s’est arrangé pour que tout cela soit filmé et que ce film tombe sur le net. Le diable n’a pas eu besoin de faire plus, car vous connaissez la suite de l’histoire, et pourtant Jean Sarkozy n’est pas mort, ni celui à qui il n’a pas soutenu. Je pense qu’il a compris très tôt la définition d’homme politique. L’ange pourrait pourtant profiter de ce fait pour faire que sa réputation sorte un peu du niveau zéro en lui donnant une petite leçon. Il pouvait faire en sorte qu’il comprenne qu’une promesse, ça se respecte. Mais l’ange ne saisit plus les bonnes occasions. 

IX  

L’ange…oui, l’ange est plus cool dans ce mois de mai

Oui, je voudrais faire ici un témoignage de soutien à mon ange sur mon épaule droite.   Le jour est beau, jusqu’à maintenant 15:05 le soleil brille. Mon horizon intérieur (horizon intérieur, invention de l’ange) est ouvert et me signale plein de possibilités. C’est cool ! L’ange aujourd’hui a franchement mené la bataille contre mon petit diable sur mon épaule gauche. Parce qu’il ne sait pas quoi faire quand les gens sont heureux pour des bonnes raisons. Plus cool et Rock n’Roll qu’il soit, rien à faire quand l’ange utilise son arme suprême : la nature ! - Oh la la ! – dit le démon – regarde-les : ils sont souriants, ils s’amusent sur les pelouses…je les déteste quand ils sont comme ça à cause de toi. Il se penche un peu pour regarder l’ange, qui, content de son œuvre fait une petite sieste. Eh bien, oui, aujourd’hui l’ange commence à prendre le dessus. Et pourtant, ces derniers temps il était tellement nul et down qu’on ne dirait pas que c’est lui qui porte des ailes. 

XI 

L’ange ne prend pas des vacances 

Nous sommes en plein été. Les routes des vacances sont surpeuplées. L’ange ne part pas. Il a trop de boulot pour rattraper son retard par rapport au démon. Le diable part dans son jet privé, avec sa planche de surf dans la soute, habillé avec son bermuda de fleurs et sa chemise hawaïenne. Bien sûr, il n’a pas oublié de télécharger Iron Maden dans son Ipod et de prendre son super appareil photo numérique. Il faut dire qu’il a bien mérité ces vacances. Il a bien travaillé, tout en s’amusant, mais il a bien produit.  L’ange, toujours sur l’épaule droite, regarde la paperasse. Tant des missions à accomplir, tant d’ordres divins venus de la grosse voix parmi les nuages… Oui, l’ange est toujours au mode de communication de l’époque de Moïses. Il n’a pas d’abonnement internet et n’utilise pas des portables. Ses missions il les reçoit quand les nuages s’ouvrent et font passer les rayons de soleil et une voix lente et très grave, les lui communique. Ces moments d’échange entre l’ange et la  »grosse-voix-divine » sont tellement appréciés par le diable, que même en vacances, il n’a pas débranché son « omnipresent equipement » pour pouvoir être toujours là, sur l’épaule gauche à rigoler comme un fou. Alors qu’il aurait bien pu se déconnecter car il a mit l’effet wave sur automatique et en haut débit. L’ange a décidé de faire un cours à distance pour apprende ces choses du diable : internet, ipod, wifi, etc. L’ange veut apprendre à être moderne. L’ange veut peut-être, sans le savoir, se diaboliser. 

Pendant ce temps, le démon, qui a pris des longueurs d’avance sur l’ange,  surf sur la wave, sur le net et sur les ondes. Comme bon vivant, il se permet encore des vacances de rêve.  Pour comprendre les différences entre les deux modes de vie, il suffit de regarder la déco de l’épaule gauche et celle de l’épaule droite : Branché, le diable a une epaulegaucheappart très hi-tech avec écran plat, télé-satélite, et tout un tas de bric-à-brac. L’ange, n’a qu’un vieux canapé, une télé à tube, un vieux lave-linge (le lave-linge a l’air d’aller, vu la blancheur de ses tuniques), un vieux téléphone filaire ! Imaginez, un téléphone filaire ! Oui, il a un lecteur DVD, mais il n’est pas connecté à la télé. L’ange ne sait pas, mais le DVD s’est un cadeau annonyme du diable qu’il a reçu par le service aile-poste. 

De l’autre coté de la planète, le démon fait la fête. Il est plus rouge que jamais grâce au soleil des plages magnifiques qu’il fréquente. Entouré des gens, il claque des doits, et tout est fait selon son goût et habitudes.  L’ange, n’a pas encore fini de classer tous les dossiers des cas perdus. Il rêve d’aller en campagne pour ses vacances. Un mobil home, la tranquillité, quoi ! Il se sent abandonné. Il pense au diable, toujours entouré des gens souriants exécutant, sans avoir conscience, ce qui souffle le diable sur leur oreille gauche. L’ange, dès qu’il essaye de dire quoi que ce soit sur l’oreille droite, les gens se grattent l’oreille et font comme s’ils voulaient taper sur une mouche qui les embêtaient. C’est vrai que l’épaule droite est un vrai foutoir ! Il aimerait bien avoir fini de classer tous ces dossiers avant la fin août, afin qu’il puisse partir en vacances avec les loosers, ceux qui partent à la fin, ceux qui l’écoutent. Un jour l’ange va s’offrir des vacances d’enfer. En attendant, c’est le diable qui passe ses vacances dans un paradis !

XII 

Toujours en été…

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